Stoïcien

Je ne suis pas stoïcien. Je ne crois pas que le salut réside dans la maîtrise de soi, qui s’atteint (peut-être) à force de se tenir éloigné des choses qui réjouissent les autres, ou de celles dont ils souffrent. L’absence de souffrance (apathie) n’est pas mon objectif premier.

Cela dit, pas question de se laisser agiter par tous les désirs et toutes les envies, surtout quand elles sont créées de toutes pièces par le monde dans lequel nous vivons. Il faut un filtre, une ligne de défense, des moyens de faire face, et certaines maximes stoïciennes sont utiles quand il faut mettre de la distance entre le surgissement des désirs et la décision de donner suite ou non à leur tonitruant ou insidieux appel.

Celle-ci par exemple : si tu veux avoir tout ce que tu veux, il suffit de ne vouloir que ce que tu peux avoir. Elle ressemble à une blague, mais c’est une pensée profonde. Pour les stoïciens, par exemple Épictète dans son Manuel, il est impératif de maîtriser nos représentations, de comprendre que les idées et les images que nous nous faisons des choses ne sont pas identiques aux choses qu’elles désignent. Ce qui tourmente les hommes, ce n’est pas la réalité mais les jugements qu’ils portent sur elle.

Ryan Holiday sur Amazon

Le stoïcisme est ancien. Il a connu ses heures de gloire dans l’Antiquité grecque et romaine et pendant la Renaissance. Peu de gens s’affirment stoïciens aujourd’hui, mais j’en connais au moins un, Ryan Holiday, 30 ans, écrivain américain, spécialiste du marketing et des médias, qui professe vivre en stoïcien et qui s’exprime abondamment à ce sujet en livres, articles et billets sur son blog ou celui d’autres qui l’accueillent. Il n’est pas traduit en français pour le moment, mais peu importe. Je trouve intéressant de voir comment il aborde le stoïcisme au quotidien, par exemple dans cet article où il commente 21 épigrammes, pas tous stoïciens d’ailleurs, qui, selon lui, devraient nous conduire dans nos choix et nos existences.

Si vous lisez la langue de Shakespeare et de Donald Trump, allez vous faire votre opinion.

Cantonnier de la Voie royale

L’interview est un art difficile. J’ai toujours préféré poser les questions plutôt que d’être celui à qui on les adresse. Mais voilà, maintenant, c’est à moi de répondre. Quand je suis dans cette situation, toutes mes idées me désertent et j’ai mille peine à les rattraper pour composer une réponse qui se tienne à peu près. Je reste un homme de l’écrit : premier jet, réécriture, correction, reprise, réarrangement des mots et des phrases jusqu’à obtenir une expression satisfaisante de mes idées : voilà comment j’aime communiquer.

Ce préambule est là pour vous présenter une interview de moi par Serge Carrel à propos de La Sagesse ou la Vie. Vous pouvez lire sa présentation sur le site de la FREE ou regarder directement l’interview en cliquant dans l’image. Durée : 15:05.

Plusieurs questions tournent autour de mon ambition d’être un « cantonnier de la Voie royale », c’est-à-dire un critique des préjugés qui encombrent le chemin menant à la foi. C’est effectivement le propos principal de mon livre. Si mes réponses dans l’interview vous paraissent trop courtes, pas de problème : la version longue est dans La Sagesse ou la Vie.

Les Petits Matins, jeudi 21 avril

Voilà, c’est fait. Fatigué encore de la nuit précédente à l’hôtel, du lever à 3h30 pour être sûr d’arriver frais et dispos autant qu’il est possible au studio à cinq heures moins le quart, l’émission commençant à cinq heures.

Vous pouvez télécharger l’émission ou l’écouter depuis le site de La Première.

L’invité que nous avons «réveillé» un peu avant 6 heures était Christophe Reichenbach, aumônier de l’association Rue à Coeur.

Deux images souvenir. Georges Pop, qui m’a interviewé; au second plan, Didier Duployer, qui a donné les infos de 5h30 :

Georges Pop durant l'émission

Et l’interviewé, juste au moment de commencer (photo Caroline Dumoulin, RTS) :

Photo Caroline Dumoulin, RTS

Le 15 février aux Soirées littéraires biennoises

J’ai été invité à lire et commenter mon dernier livre le 15 février prochain dans le cadre des Soirées littéraires biennoises. Entrée libre, collecte pour couvrir les frais.

Feuille de présentation
Photo Pierre von Gunten

Ces soirées, qui n’existeraient pas sans le dévouement de Pierre von Gunten, sont l’occasion de rencontrer des auteurs de la région. Elles se tiennent dans une salle du restaurant Bierhalle, qui n’est certainement ni le plus romand, ni le plus moderne des restaurants de Bienne, mais qui a l’immense mérite d’accueillir ces rencontres. Entre les trophées du jodler-club de Boujean et des reproductions des peintures d’Albert Anker, je lirai des passages de La Sagesse ou la Vie, je m’expliquerai sur ma démarche et je répondrai de mon mieux aux questions qu’on voudra bien me poser. Le livre sera en vente sur place, mais je dédicacerai volontiers un exemplaire que vous posséderiez déjà.

Rendez-vous à 19h00. L’usage veut que les personnes qui le souhaitent terminent la soirée autour d’un petit repas servi par le restaurant.

Adresse : Café-restaurant Bierhalle, Route de Boujean 154 (Bözingenstrasse 154), 2504 Bienne. Depuis la gare, bus n° 1, direction Patinoire, arrêt Châtelet (Schlössli).

Restaurant BierhalleTéléchargez l’affichette A5 et la présentation de la soirée.

Quelques extraits du livre pour s’en faire une idée

On aime bien lire quelques pages d’un livre avant de se décider à l’acheter. N’ayant pas la possibilité de vous laisser feuilleter un exemplaire de La Sagesse ou la Vie, je vous en propose quelques passages. Il s’agit de la page 4 de couverture, de la table des matières, de l’introduction, du début de la deuxième partie et du début de la troisième partie. Le tout est accessible via le menu du bandeau noir ci-dessus La Sagesse ou la Vie.

Bien entendu, l’offre de lire gratuitement la première moitié du livre reste ouverte, mais il faut aller la chercher sur ma page de Smashwords et faire quelques opérations qui peuvent rebuter, d’autant que l’interface est en anglais. Voici donc, à votre intention, un aperçu du livre, du ton et des perspectives que j’y développe.

Liens directs pour accéder à ces pages :

Et pour les appétits plus solides, les 30 premières pages du livre (et davantage) ici.
À noter : la pagination de la version électronique n’est pas la même que celle de la version imprimée.

Premiers retours des lecteurs

Parlant dernièrement avec quelques personnes qui ont terminé la lecture du livre, j’ai eu le plaisir de les entendre dire que les développements plus spécifiquement philosophiques ne les ont pas découragées. Elles ont continué de lire sans se laisser arrêter par les passages plus difficiles, même si, m’ont-elles dit, elles n’ont pas tout compris.
Renoir, La lecture (1890)

Je voulais écrire un livre accessible à un large public. À cet égard, je pense avoir réussi: il n’est pas nécessaire d’avoir étudié la philosophie pour me lire. J’ai également voulu imprimer une certaine dynamique au livre, quelque chose qui entraîne le lecteur plus loin, qui l’encourage à continuer. On est loin du thriller, mais il semble que ça fonctionne bien également.